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Parole Écrite et Parole Vivante

 

 

En étudiant la Bible, il nous est possible de voir un message clair et précis du but de Dieu, le texte écrit nous prépare à la rencontre du personnage le plus important de l’histoire : Jésus-Christ.  Il avait bien raison lors de sa discussion avec ses disciples de dire  qu’« Il fallait que tout ce qui a été écrit de moi dans la loi  de Moïse et dans les  prophètes et dans les psaumes, fût accompli. » (Luc 24.44).

 

Ensemble, nous allons dans cette étude prendre le temps d’approfondir ces textes de l’Ancien Testament qui témoignent de Jésus et nous considèrerons la probabilité qu’autant de prophéties se réalisent.  Par la suite nous considérerons la place qu’occupait la Parole écrite dans la pensée de Christ et cela nous amènera, pour conclure, à l’impact que les Écritures doivent avoir dans la vie du croyant.  Peut-il en supprimer une partie qui lui semble moins probable ou doit-il la considérer comme complètement inerrante  et véridique?

 

Témoignage de l’Ancien Testament à propos de Christ

 

Puis, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliquait,  dans toutes les Écritures, ce qui le regardait.

     Luc 24.27

 

            C’est à partir de la chute dans le jardin d’Éden que le premier fondement est posé concernant le besoin d’un Messie.  En Genèse 3 verset 15, Dieu  annonce que la postérité de la femme écrasera la tête de celle du serpent.  Ceci faisant allusion à la victoire de Christ face au péché.  Par la suite dans le livre de Genèse Dieu utilise Abraham au chapitre 22 pour nous enseigner le besoin d’un sacrifice humain pour le pardon des péchés.  Nous voyons l’image du Père disposé à offrir son fils à titre d’holocauste. 

Le livre de l’Exode nous raconte l’état des Israelites sous l’esclavage des égyptiens et la menace pesante du pharaon, c’est à cette époque que Dieu suscita Moïse pour libérer son peuple.  Il fut le Prophète de Dieu, celui qui parlait avec Lui en personne et qui recevait par la dictée de Dieu la Loi.  Moïse a annoncé qu’un autre prophète comme lui était pour venir et qu’il faudrait  l’écouter (Deutéronome 18.15)  A la fin de la vie de Moïse il est écrit qu’il n’y a pas eu d’autre prophète comme lui que l’Éternel connaissait face à face (Deutéronome 34.10).  Ce fut le cas jusqu’à ce que Jésus arrive, Lui qui sans cesse était dans en communion avec le Père avec qui il ne faisait qu’un. 

 

Après les livres de Moïse, nous retrouvons plusieurs témoignages annonçant la venue du Messie,  Dieu promit au roi David que sa maison et son règne n’allaient pas être enlevés.  Il promit qu’Il était pour être un « Père » pour son fils et que son fils aurait un trône à toujours.  Salomon ainsi que chacun de  ses descendants sont tous mort.  C’est seulement Jésus-Christ, descendant direct du Roi David, le seul à pouvoir régner à toujours puisqu’il est ressuscité éternellement.  Jésus est le seul de la lignée de David qui s’est présenté à titre de Fils de Dieu.

 

Les prophètes ont prophétisés quant à la naissance du Messie.  Ésaïe a prédit qu’un enfant allait naître et que la domination  était pour reposer sur son épaule; qu’on était pour l’appeler Admirable, Conseiller, Dieu  puissant, Père éternel, Prince de la paix. (Ésaïe 9.5), il ajouta également que le Seigneur lui-même était pour donner un signe: Voici, la  vierge sera enceinte; elle enfantera un fils, et lui donnera le nom  d’Emmanuel ,Dieu avec nous (Ésaïe 7.14).  Le prophète Michée quant à lui, sous l’inspiration de Dieu annonça que de Bethléem était pour sortir Celui qui dominera sur Israël, Et dont l’origine  remonte aux temps anciens, Aux jours de l’éternité.  (Miché 5.2).  Le début des Évangiles de Matthieu et de Luc nous démontrent  l’accomplissement de ce qui a été annoncé par les prophètes.  Aussi Jésus a reconnu qu’avant qu’Abraham fut, Il est (Jean 8.58)

 

Ésaïe pour sa part à parler du ministère pratique que Jésus allait exercer lors de sa venue sur terre.  Il est écrit « L’Esprit du Seigneur, de l’Éternel, est sur moi; car l’Éternel m’a oint,  pour annoncer la bonne nouvelle aux affligés. Il m’a envoyé pour guérir  ceux qui ont le coeur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et  aux prisonniers l’ouverture de la prison; Pour proclamer l’année de la bienveillance de l’Éternel et le jour de la  vengeance de notre Dieu; pour consoler tous ceux qui sont dans le deuil; » (Ésaïe 61.1-2).  Ce fut suite à la lecture de ce passage que Jésus proclama que cette parole de l’Écriture est accomplie (Luc 4.21)  C’est effectivement ce que nous voyons se concrétisé sous l’action de Jésus dans les quatre Évangiles.  Il a guéri des malades, redonné la vue aux aveugles, libéré les captif du péché, annoncé la venue du Royaume de Dieu et tant d’autres merveilles.

 

D’autres passages importants de l’Ancien Testament ont annoncé de manière des plus précises la mort du Seigneur Jésus et les raisons pour lesquelles Dieu accepta un tel sacrifice de sa part.  En lisant le récit de la crucifixion et la première partie du Psaume 22,  il nous saute aux yeux de constater la précision exacte de la prophétie, tant de détails si bien décrits nous faisant prendre conscience de la vision de Christ lors de la crucifixion.

 

 Ésaïe 53, pour sa part, nous explique la raison pour laquelle Dieu accepta de châtier son fils, c’était pour prendre notre châtiment, celui que nous méritons tous à cause de nos péchés.   Zacharie, pour sa part nous mentionne celui qui a été percé (Zacharie 12.10) nous rappelant  les cicatrices de la crucifixion.

 

Nous avons donc, dans un premier temps pris conscience du témoignage des Écritures envers Jésus-Christ.  Ceci n’est qu’une faible illustration des détails de la Parole concernant la venue messianique.  Si nous prenions le temps de calculer les probabilités de l’ensemble des prophéties réalisées durant la vie de Christ, nous ne pourrions qu’être assurés de l’action de  la main divine dans ces accomplissements.  Il est impossible que cela soit le résultat du hasard ou d’une machination, comment Jésus aurait pu prévoir sa mort, sa naissance et l’accomplissement de tant de miracles.  Il est le Fils de Dieu.  Les Écritures permettent hors de tout doute de reconnaître en Jésus le Messie annoncé.

 

Témoignage de Jésus à propos des Écritures

 

            Si les Écritures ont rendu d’avance un témoignage précis annonçant Christ, Christ a rendu un vibrant témoignage de confiance envers les Écritures.  Pour Jésus, chaque trait de lettre est important, le plus petit iota a la plus haute importance.  Ce qui est écrit est ce qui selon Jésus arrivera (Matthieu 5.18).  Suite à sa résurrection Jésus expliqua à deux de ses disciples sur la route d’Emmaüs qu’il fallait que tout ce qui a été écrit de Lui dans la loi  de Moïse et dans les prophètes et dans les psaumes, fût accompli. (Luc 24.44).  Pour une seconde fois Jésus affirme que l’Écriture doit s’accomplir.  Jésus ouvrit l’esprit de ses disciples pour qu’ils puissent comprendre les Écritures. 

 

Lors d’une discussion avec des juifs qui remettaient en doute son enseignement et son identité à titre de Fils de Dieu Il affirma que l’Écriture ne peut-être anéantie.  Il faisait alors allusion à un passage poétique du livre des Psaumes.  Même dans ses parties poétiques, Christ reconnaît l’autorité des Écrits. L’Écriture ne peut être anéantie, c’est ici un témoignage de grande confiance de Jésus envers la Parole Écrite.  C’est fondamentalement irréversible.

 

            En faisant allusion aux Écritures, Jésus mentionne régulièrement que c’est la Parole de Dieu.   Pour Lui, Les Écriture ont pour origine Dieu lui-même.  C’est ce que pouvons prendre conscience dans les passages suivants :

·         Dieu a dit: Honore ton père et ta mère (Matthieu 15.4)

·         N’avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l’homme et la femme et qu’il dit… (Matthieu 19.4-5)

·         Pour ce qui est de la résurrection des morts, n’avez-vous pas lu ce que Dieu vous a dit… (Matthieu 22.31)

 

Dans ses nombreux discours Jésus a reconnu comme étant véridique des récits que plusieurs aujourd’hui nient l’historicité.  Mais pour Christ, la création est un fait, il parle du créateur, il parle de l’institution du mariage instaurée dans le livre de Genèse chapitre 2 et le reconnaît comme institué par le créateur (Matthieu 19.4-5).  Il reconnaît le déluge et Noé comme historique.  Abraham, Moïses et  même Jonas ont véritablement existé et sont nommés dans le discours de Christ.  Ce qui pour plusieurs ne sont que des récits mythologiques ou fictifs ayant pour but de donner une leçon morale sont pour Jésus des faits non-discutables.

 

Jésus cite la Parole de Dieu dans diverses circonstances et particulièrement lorsqu’Il se voit tenter par Satan lui-même.  Le « Il est écrit » est véritablement une ancre solidement ancré dans sa connaissance du Père.  L’Écriture est pour Lui une nourriture spirituelle.  Il a bien dit au tentateur « L’homme ne vivra pas de pain seulement mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu »  (Matthieu 4.4).  La nourriture de Christ est de faire la volonté de son Père et d’accomplir son œuvre (Jean 4.34).  La volonté de Dieu est clairement identifiée dans les Écritures.

 

C’est ainsi la façon dont Christ considérait l’Écriture, celle qui rendait témoignage de Lui.  A ces yeux,  elle est éternelle, elle s’accomplit et rien ne peut l’anéantir.  C’est la Parole de Dieu dans chacune de ses parties, que ce soit la création, le mariage, le déluge ou même Jonas dans le ventre d’un poisson durant trois jours.  Elle est véridique et elle est une nourriture pour ceux qui cherchent à faire la volonté de Dieu.

 

L’impact dans la vie du croyant

 

            La foi dans l’Écriture n’est pas une foi aveugle.  Elle est fondée sur des faits précis tel que  la démonstration de sa sagesse morale et prophétique que nous retrouvons dans la Parole.  Comme nous l’avons souligné dans un premier temps, il est impossible que tant de prophéties se concrétisent sans la main agissante du Dieu Créateur. Il désire se révéler dans un langage que nous pouvons comprendre et saisir.  Si tel est le cas, et c’est le cas,  il nous faut reconnaître comme vrai le témoignage que la Parole de Dieu nous livre à propos de Jésus-Christ.

 

            Dans l’une de ces paraboles, Jésus parlant de ce qu’un disciple doit-être affirma qu’un disciple accompli doit être comme son maître.  Le mot disciple est revendiqué par plusieurs se disant chrétien.  Alors si nous nous arrêtons sur ce point et que nous nous interrogions sur la place des Écritures dans nos vies et de notre façon de les interpréter… Les considérons-nous comme Jésus-Christ les voyaient?  Croyons-nous au récit de la Genèse, de  la création, acceptons-nous le divorce  ou respectons-nous le mariage comme étant une institution divine?  Si je me dis disciple de Christ je dois mettre en pratique et respecter la Parole de Dieu.  Pour Christ, lorsqu’il parle des Écritures c’est, comme Il l’a si bien dit, la Parole de Dieu, rien de moins.  Alors si Christ est mon Seigneur et que je suis son disciple, je me dois de croire ce que croyait mon Seigneur.

           

Sylvain Bigras

Février 2006